dimanche 18 février 2018
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Réconciliation nationale: Gnamaka Dogbo Eric (Président de la FSA) persiste: « il y a des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire. Il faut les libérer »

Le Forum de la société civile africaine (FSA) a tenu un meeting le samedi 30 décembre 2017 au terrain Konan Raphael de Marcory Sicogi. Au cours de ce rassemblement, son président, Gnamaka Dogbo Eric s’est prononcé sur divers sujets de l’actualité sociopolitique en Côte d’Ivoire. Il a littéralement volé dans les plumes du pouvoir qui a toujours nié l’existence de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire.

« Faux ! » rétorque l’ex-membre de la galaxie patriotique à cette assertion du gouvernement. « Il y a bel et bien des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire. Il faut les libérer si on veut vraiment la réconciliation nationale », a-t-il martelé. Pour lui, tout porte à croire que les politiques ne veulent pas de la réconciliation nationale alors qu’ils en détiennent les clés. « Il faut que Ouattara, Bédié et Gbagbo s’asseyent à la même table pour que la réconciliation soit une réalité », a-t-il insisté.

A travers ce meeting qui marque la clôture des activités de la FSA, le président Gnamaka a tenu à, non seulement, lancer un appel aux politiciens face au péril qui guette la Côte d’Ivoire plus on approche de 2020 (année électorale), mais surtout à demander à la société de se mettre ensemble afin de jouer véritablement son rôle.

Sans langue de bois, l’orateur a dénoncé les maux qui gangrènent la Côte d’Ivoire. Il s’agit autre autres de l’insécurité grandissante avec le phénomène des microbes, la cherté de la vie, la justice à double vitesse, le chômage des jeunes, l’immigration clandestine et le manque de volonté politique pour œuvrer véritablement à la cohésion entre les ivoiriens. « La Côte d’Ivoire est malade », a-t-il résumé avant de formuler ses vœux à la veille de la nouvelle année.

« Nous souhaitons que la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés soit une priorité du gouvernement, que les jeunes aient du travail et qu’on n’entende plus parler de microbes ou d’enfants en conflit avec la loi », a-t-il conclu.

Jean Levry

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